mercredi 29 février 2012

Ma campagne à Paris, entre nostalgie et énergie, c'est le coup de blues du vert!

A part ces quelques jours de froid sibérien du début du mois, il n'y pas eu d'hiver vraiment. Enfin à Paris en tout cas. Quasiment eu aucune dépense en collants, mi-bas, chaussettes. J'ai vécu sur mon stock vu le peu d'utilisation que j'en ai fait.

Aujourd'hui, 13° à 8 heures, un peu plus de 15 ° maintenant, même si le soleil est caché, on sent sa présence derrière un ciel uni gris / blanc. Cet avant goût de printemps m'a donné l'envie de remplacer les plantes d'intérieur n'ayant pas - comme presque tous les ans- résisté à l'hiver par le manque de lumière de mon 1er étage et demi sur cour plein Nord. J'ai donc pris le chemin des marchands des quais et pour faire entrer le soleil dans la maison j'ai acheté des cache-pots jaunes. Et voici un gracæna marginata tricolore et un yucca.

Je vais réaménager un peu autour pour qu'elles soient en évidence et les plus belles!

J'ai beau aimer Paris, la verdure me manque, ô combien.
Bien que n'étant pas une fille de la campagne, j'ai vécu enfant en pavillon avec un jardin de 400 m2 dont mon père prenait grand-soin. Mon plus grand plaisir était, dès l'arrivée des beaux jours de descendre prendre le petit-déjeuner dans le jardin les jours de repos , afin de profiter de toutes ces odeurs matinales des plantes encore pleine de rosée.
Et en  digne petite-fille de normands en majorité, j'ai passé toutes mes vacances étant enfant dans un petit village entre la pelouse toute mouillée où je me vautrais, la mare aux grenouilles, les vaches, les champs de blé, les pommiers, les orties, les fraises des bois, les noisettes et les moulins à eau. Alors ces quelques feuilles dans mon tout petit intérieur c'est ma bulle d'oxygène régénératrice!

 (Paris, ma fenêtre, mufliers survivants)
C'est pourquoi tous les ans je fleuris aussi mes rebords de fenêtre. Malgré les quelques jours de gel, des mufliers ont survécu, pas tous, mais une bonne moitié; bien sûr les fleurs ont toutes disparu elles n'avaient rien à faire là en Janvier mais se croyaient déjà en Avril! Dès que la terre a retrouvé une température adéquate, j'ai pris soin de les arroser régulièrement: je devrais en sauver quelques pieds. Avant d'aller faire le marché vers la fin Mars pour que toutes les jardinières resplendissent cet été.

Mon voisin a eu moins de chance que moi: bien qu'il ait placé des bâches en plastique sur ses géraniums et pélargoniums, ils n'ont pas résisté. Dire que certains avaient leurs feuillages qui descendaient jusqu'aux fenêtres du 1er étage comme ça:
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Ma vue sur la campagne quincampoixienne va être réduite cette année!