mercredi 14 mars 2012

Me rendre à l’évidence : je n’arrive plus à travailler bien que lorsque je suis chez moi. Que faire ?


J’aurais dû reprendre un rythme de vie dit « normal » entre travail et maison. Lundi. Et les angoisses me sont retombées dessus comme si je n’avais pas de traitement pour les conjurer. J’ai recommencé à mal dormir depuis Jeudi dernier.
Le week-end ayant réussi à faire quelques activités qui me plaisaient, je me suis sentie mieux.
Lundi matin après un réveil plutôt de bonne humeur et un petit-déjeuner comme je les aime, je me suis retrouvée soudain à tourner en rond sous l’emprise d’une énorme contrariété : et maintenant, je le sais, c’est le premier stade de l’anxiété avant que peu à peu ne débarque la grosse crise d’angoisse. Impossible de sortir. Journée boulot annulée, il m’a fallu plusieurs heures pour retrouver mon calme et un certain apaisement.
Hier, la journée a débuté comme lundi, plutôt bien ; j’ai même réussi à sortir et à prendre le bus. Mais je suis descendue à mi-chemin, incapable de prendre la décision d’aller jusqu’au bout tant l’angoisse montait ; et j’ai atterri dans un bistrot devant un café, perplexe, malheureuse, puis je suis rentrée chez moi.
Ce matin, la crise d’angoisse a commencé dès mon réveil car je savais qu’il y aurait une réunion de service et je n’avais aucune envie de rencontrer certaines personnes que je ne supporte pas.

 
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Il faut dire que depuis 3 ans et surtout depuis les 6 derniers mois tout l’entourage est modifié.
Travaillant depuis plus de 30 ans dans un même service, j’ai vu depuis une dizaine d’années partir à la retraite celles qui avaient été des amies et pas seulement des collègues.
J’ai réussi après à trouver de nouvelles recrues avec lesquelles j’avais beaucoup d’affinités … qui sont toutes parties parce qu’elles finissaient par trouver un meilleur travail, plus sûr, mieux payé, ce qui est déterminant quand on cherche à construire son avenir, fonder une famille etc (car les contrats à durée déterminée de l’inserm c’est de la merde !)
Depuis ces derniers départs, je m’ennuie de la présence de personnes dont je pourrais me sentir proche. Et depuis certaines arrivées liées à des regroupements, je me sens constamment excédée. Aller travailler devient chaque jour une corvée de plus en plus insupportable. Pourtant, j’aime mon travail. Malheureusement son cadre actuel ne me convient plus. Entre l’une, qui a le pouvoir de me faire changer de tête avant d’avoir ouvert la bouche (je suis très expressive tout se lit sur mon visage et personne ne peut ne pas remarquer qu’elle m’agace au plus profond de moi-même), une autre dont le côté cheftaine des scouts me fatigue au plus haut point, d’autres qui ne se mêlent de rien, d’autres qui ne pensent qu’à eux, il reste finalement peu de personnes auxquelles je puisse parler vraiment.

Je trouve mon attitude irrationnelle et ça me rend encore plus malade ! Je devrais être capable de supporter quelques heures au moins un paysage et un entourage déplaisants.

Ce soir, je me sens lamentable, car je ne sais pas encore comment je vais pouvoir affronter la journée de demain ! Ma présence serait utile, car en raison du futur déménagement une réunion est organisée pour l’attribution des nouveaux bureaux, et là j'aurais mon mot à dire, le rôle de chacun (moi je ne veux plus de rôle, j’ai déjà donné en 2007 lors du dernier déménagement et franchement les bouquets de fleurs que la secrétaire et moi avions reçus en remerciement, j’avais presque trouvé ça mesquin !). Mais je sais vraiment en fonction des plans (bâtiment tout neuf, étage pas encore terminé), là où je ne veux pas atterrir : les bureaux qui donnent sur d’autres bureaux par exemple avec petite fenêtre et trop de monde prévu dedans (des bureaux prévus pour 4 ou 6 … pouaaarrrrkk !). Comme tout le monde je voudrais un bureau avec vue  (j’accepterais de partager à mi-temps avec quelqu’un que j’apprécie !). De toute façon je ne suis pas un cadeau, quand je ne suis pas seule dans un bureau je parle tout haut à mon ordinateur pour arriver à me concentrer ! 
Mais demain à cette réunion il y aura certes ceux que j’apprécie (2 ou 3), ceux qui ne me font ni chaud ni froid (4 ou 8) et ceux que je ne supporte (3 ou 4). Et je sais que même sans moi, cette réunion pourra être houleuse !
Comment me préparer à ça sans craindre de péter un câble ou de partir en pleurant et en courant. Mon bifteck, je suis censée le défendre non ? … du mieux possible dans le calme et avec les bons arguments. Et franchement là … je ne me sens pas prête pour ça !

Si je pouvais passer outre cette fragilité émotionnelle, combien la qualité de ma vie serait meilleure !
 

1 commentaire:

  1. Je pourrais y aller de mille et uns conseils, mais je sais bien quel effet ça fait... Je ne peux rien dire ou faire, sinon affirmer que je comprends, ayant moi-même vécu situation semblable...

    Je te souhaite tout le courage nécessaire et que tout rentre dans l'ordre de la meilleure manière possible.

    Bises

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